Chansons écrites en 2012 par Laurent Desvoux, membre de la Sacem,

pour être mises en musiques et interprétées.

Pour contact : avpoaimer@yahoo.fr

 

 

NOUS DÉSEMBARRICADER ?

 

Alors que portails et clôtures

Courent au long au long des rues

Que nous sommes cernés de murs

Pour laisser voir en haut des grues

Aujourd’hui que nos résidences

Ont la force des forteresses

Et que l’on vante l’importance

De la sécurité sans liesse

Sans débordement d’existence

Nous désembarricader ? / Dans nos rues et dans idées / Dans nos cœurs et dans nos vies / Est-ce possible encore aujourd’hui / Sommes-nous dignes de la / Liberté toujours au-delà

 

Maintenant que les caméras

Surveillent allers et venues

Aux boulevards des opéras

Aux treillis de toutes nos rues

Qu’il faut sourire mais forcé

Qu’il faut chiffres lettres pour codes

Qu’il faut dans le flux avancer

Suivre les flèches et les modes

Nous désembarricader ? / Dans nos rues et dans idées / Dans nos cœurs et dans nos vies / Est-ce possible encore aujourd’hui / Sommes-nous dignes de la / Liberté toujours au-delà

 

Maintenant que les barricades

Ne sont plus pour se révolter

Avec des drapeaux qui gambadent

Etendards de nos libertés

Maintenant que les barricodes

Les badges et les biométriques

Font que nos pas libres s’érodent

Avec Big Brother en viatique

Sur le chemin aux électrodes !

Nous désembarricader ? / Dans nos rues et dans idées / Dans nos cœurs et dans nos vies / Est-ce possible encore aujourd’hui / Sommes-nous dignes de la / Liberté toujours au-delà

 

« Nous désembarricader ? » Texte t768 de Laurent Desvoux 1ère chanson de l’année cote 869 745 1023 Vers (9octos +6rf)x3  Ecrit en banlieue de Paris le dimanche 8 janvier 2012, jour de l’épiphanie. Esquissé dans une rue de ma ville le 31 décembre.

 


MON HISTOIRE AUTOUR

 

Par des rythmes de troubadour

Par des strophes qui font caresses

Sans griffes de lions ou d’autours

Sans rien qui tue sans rien qui blesse

Vous me racontez votre vivre

Vos aurores comme vos nuits

Et c’est argile pour mes livres

De mots bleus rouges verts ou gris

Tell Tail Tale / Tel l’enfant qui dessine / Le cercle de ses cibles / Autour des  flèches qu’il destine / Aux surfaces possibles / Je construis mon histoire autour / De vos nuits et de vos jours

 

Moi qui vous vois danser valser

Faire des pas des bonds des courses

Qui vous vois longtemps avancer

Comme revenir à vos sources

Je déroule les sons le sens

Comme le fil de la pelote

J’étreins toutes vos existences

Par les rimes que je chuchote

Tell Tail Tale / Tel l’enfant qui dessine / Le cercle de ses cibles / Autour des  flèches qu’il destine / Aux surfaces possibles / Je construis mon histoire autour / De vos nuits et de vos jours

 

Autour de vous et à partir

Des portraits que je peux en faire

Avec les couleurs des désirs

Les variations de la lumière

Avec vos peines et vos joies

Qui dessinent votre univers

Avec vos visions et vos voix

Je fais des ronds chantant mes vers

Tell Tail Tale / Tel l’enfant qui dessine / Le cercle de ses cibles / Autour des  flèches qu’il destine / Aux surfaces possibles / Je construis mon histoire autour / De vos nuits et de vos jours

 

« Mon histoire autour » Texte t769 de Laurent Desvoux 2e  chanson de l’année cote 495 021 6873Vers (8 +7rf)x3 Ecrit en banlieue de Paris le dimanche 8 janvier 2012, jour de l’épiphanie. Esquissé dans ma ville le 27 novembre après que l’on m’a parlé d’un conteur intervenu lors d’une soirée de café-philo à Chevilly-Larue.

 


MUSICAA

 

Tu n’avais pas froid aux yeux

Douce et ferme Nausicaa

Toi seule tu n’as pas

Fui comme les oiseaux peureux

Lorsque nu et hirsute

La mer m’a recraché

Sur le rivage brut

Tu ne t’es pas cachée

J’aimais ton nom / Nausicaa / J’aimais ton nom déjà / Je roule pour toi mon /

Mon chant Musicaa / Ce chant je te le dédie / Y associant nos vies

 

Tu as su voir en moi

Douce et ferme Nausicaa

Autre chose qu’un va

Gabond d’écume et d’émois

Tu m’as lavé de l’eau salée

Tu as pansé mon corps

Que les vagues avaient roulé

Tu m’accordas tous tes efforts

J’aimais ton nom / Nausicaa / J’aimais ton nom déjà / Je roule pour toi mon /

Mon chant Musicaa / Ce chant je te le dédie / Y associant nos vies

 

Tu m’as fait monter sur ton char

Douce et ferme Nausicaa

Pour me conduire jusqu’au roi

Quel baume était ton beau regard

Avec la confiance et la paix

Tu m’as relevé d’entre les eaux

Toi la femme debout qui me plaît

La vie de plus belle et moi de plus beau

J’aimais ton nom / Nausicaa / J’aimais ton nom déjà / Je roule pour toi mon /

Mon chant Musicaa / Ce chant je te le dédie / Y associant nos vies

 

« Musicaa » Texte t787 de Laurent Desvoux 3e chanson de l’année cote 205 431 9678 Vers (8 +7rf)x3 

Ecrit en Île-de-France (transports et Acquaboulevard à Paris) le mercredi 18 janvier 2012. Peaufiné le soir « alâmaison et alordinateur ».

 


LE MONDE EST UN SUDOKU

 

Un deux trois quatre et ce jusqu’à neuf

La grille quand s’écarquille un œuf

Qui a la clé juste de ce monde

Afin que la justice s’y fonde

Monde vieux monde vas-tu nous livrer

Tes mystères Terre à Terre ou Ré

Pourra-t-on aller au bout des Mystères

Neuf fois le tour des dessous de la Terre

Le monde est un sudoku / La vie un jeu de l’oie / Un jeu de dés / En quelques coups /

Avec un divin aléa / Quelque secrète loi / A décoder ou à coder

 

Pourra-t-on trouver un jour le nombre

Qui rendra notre univers moins sombre

Notre quête est-elle une illusion

Une impasse pour notre raison

Le toit du monde où cogner nos têtes

Un stop à la folie de la quête

Pourra-t-on entre autres choses comprendre

Que le feu la poussière et la cendre

Le monde est un sudoku / La vie un jeu de l’oie / Un jeu de dés / En quelques coups /

Avec un divin aléa / Quelque secrète loi / A décoder ou à coder

 

L’univers est la grande partie

De dames entre l’homme et la vie

C’est ta chance si tu résous

Le vaste et complexe sudoku

Si tous les chiffres de l’univers

Viennent fonder se fondre en tes vers

Pourra-t-on jamais venir à bout

Du Sudoku dessus et dessous

Le monde est un sudoku / La vie un jeu de l’oie / Un jeu de dés / En quelques coups /

Avec un divin aléa / Quelque secrète loi / A décoder ou à coder

 

« Le monde est un sudoku » Texte t796 de Laurent Desvoux 4e chanson de l’année cote 961 547 8302 Vers (8 ennéasyllabes +7rf)x3  Ecrit dans les Transports franciliens (Métro Lignes 6 et 8, bus banlieus’art, Métro Ligne 7, tramway T3) les 9 et 22  janvier 2012. Titre venu dans le RER en voyant quelqu’un remplir une grille de sudoku classée « facile ».

 


PRESQUE SIMPLES CROQUIS

« Le tems s’en va, le temps s’en va, ma Dame :

Las ! le temps non, mais nous nous en allons… » Ronsard

C’est pas le temps qui va

C’est moi et je l’assume

Vous aviez la voix

D’une dame qui fume

Votre forme déjà

Disparaît dans la brume

 

Y avait pas de cheval

Mais vos pas sur les dalles

Vous aviez des bottes

On parla à propos

De quelques fausses notes

Et de fleurs dans un pot

 

Voici des tableautins / Des portraits du matin / Ou de l’après-midi / Qui viennent de la vie / Presque simples croquis / Pourquoi de qui pour qui

 

C’était un temps de crise

Ou le temps des cerises

Vous aviez joué

De l’accordéon et

En disant ce n’est plus

La vie que cela fut

 

C’est dans le RER

Par quelque gros horaire

Vous aviez la voix

A réveiller les morts

Vous parliez de la foi

Et de la foi encore

 

Voici des tableautins / Des portraits du matin / Ou de l’après-midi / Qui viennent de la vie / Presque simples croquis / Pourquoi de qui pour qui

 

C’est pas le temps qui va

C’est moi et je l’assume

Et s’envole une plume

Avec l’éclat des voix

Le feu qu’elles allument

 

Voici des tableautins / Des portraits du matin / Ou de l’après-midi / Qui viennent de la vie…

 

« Presque simples croquis » Texte t805 de Laurent Desvoux 5e chanson de l’année cote 472 698 5103 

Vers (12 +6rf)x2 + 5 + 4rf  Ecrit dans le Métro Lignes 6 et 8 les 26 et 27 janvier 2012.  Quelques vers chantonnés entre un bus et un RER en banlieue.

 


HASARD DU CALENDRIER ?

 

Le hasard est-ce qu’il y est / Pour quelque chose / Le hasard du calendrier /

Hors du temps des roses

J’ai revu Adèle

Juste avant Noël

Me semblait-elle

Tellement belle

Inaccessible

Ell’m’a dit elle

C’est impossible

Pour le nouvel

An je m’en vais

Par le tramway

Jusqu’en Russie

Mais si mais si

 

Le hasard est-ce qu’il y est / Pour quelque chose / Le hasard du calendrier /

Hors du temps des roses

J’ai revu Grand Jacques

Juste avant Pâques

Comment ça va

Depuis le temps

Toi tu fais quoi

Toi tu attends

Sens à ta vie

Mort à l’ennui

Moi j’ai pas l’temps

De m’ennuyer

J’suis débordé

Par cinq enfants

 

Dans le  temps des roses

J’ai revu Hortense

Avant les vacances

Me semblait-elle

Tellement belle

Mais à rejoindre

Ou Paul ou Pierre

Amours lumières

Pas à éteindre

Aide-moi à

Choisir lequel

Demanda-t-elle

A mon émoi

 

« Hasard du calendrier ? » Texte t809 de Laurent Desvoux 6e chanson de l’année cote 746 359 8102

Vers (4rf +12)x2 + (1rf+12)  Ecrit dans les transports franciliens les 9, 10 et 28 janvier 2012.

Quelques vers esquissés dans des rues de Paris le 23 décembre 2011.

 


LA BELLE ALLURE

 

Moi je suis chaque soir

A écouter les gens

Capitaine au comptoir

Aux comètes en plan

Au café des banlieues

J’y suis poète sobre

Avec des vers en feu

Et des rimes d’octobre

 

La légende infinie / Des gens du matin des gens de l’après-midi / Des gens du soir et des gens de la nuit / De tous les secrets de la vie / Qui chuchotent murmurent / Jusque sous les tapis / La belle allure

 

Moi chaque après-midi

Matelot au bureau

Sur le pont des soucis

Je lave à grandes eaux

Et j’éponge le front

De sueur et de larmes

Des employés qui ont

Des slogans qui réarment

 

La légende infinie / Des gens du matin des gens de l’après-midi / Des gens du soir et des gens de la nuit / De tous les secrets de la vie / Qui chuchotent murmurent / Jusque sous les tapis / La belle allure

 

Moi chaque matinée

J’ai un cap à tenir

Brouillard où deviner

Visages et sourires

On me parle des uns

Des autres des intrigues

Je leur dis à la fin

De chanter sur la digue

 

La légende infinie / Des gens du matin des gens de l’après-midi / Des gens du soir et des gens de la nuit / De tous les secrets de la vie / Qui chuchotent murmurent / Jusque sous les tapis / La belle allure

 

« La belle allure » Texte t835 de Laurent Desvoux 7e chanson de l’année cote 498 657 1032 Vers (8 hexas +7rf)x3  Ecrit à Paris dans le métro le 16 décembre 2011, puis dans le tramway le 8 février 2012. Esquissé à Paris le 9 décembre, puis en banlieue les 10 et 11.


MERCI TOUS LES MERCIS

 

Merci pour la compréhension

Merci pour l’imagination

Merci de la fidélité

Merci pour avoir patienté

Pendant trois printemps quatre étés

Merci de votre long amour

Merci de présence au long cours

Merci de m’avoir donné chance

De supporter mes impatiences

Merci de cette qualité

De votre écoute et de regard

Merci d’avoir passé l’espoir

Merci tous les mercis de votre accueil / Comme je soliloquais sur le seuil /

Que la solitude criait gare / Ou trop tard !

 

Merci des manifestations

De sympathie à la station

Entre l’Etoile et la Nation

Merci pour l’interrogation

Sur la portée de la passion

Et merci pour tant d’autres rimes

Langage en rature s’abîme

Merci de ces mots échangés

Merci du soleil partagé

Comme une orange en ses quartiers

Merci pour les renseignements

Quand je cherchais la rue Roman

Merci tous les mercis de votre accueil / Comme je soliloquais sur le seuil /

Que la solitude criait gare / Ou trop tard !

 

Merci de la belle attention

Lorsque j’avais tant de pression

Merci de vos conseils techniques

Pour la machine hors ma logique

Merci du geste sur l’épaule

Quand le moment n’était pas drôle

Merci de votre courtoisie

À trouver mon chemin ainsi

À chercher celui de la vie

Merci tous les mercis de votre accueil / Comme je soliloquais sur le seuil /

Que la solitude criait gare / Ou trop tard !

 

« Merci tous les mercis » Texte t841 de Laurent Desvoux 8e chanson de l’année cote 459 876 1302 Vers (12octos +4rf)x2 + (9octos + 4rf)  Ecrit en Île-de-France dont les Transports le 10 janvier et les 10 et 11 février 2012.

 


QUE NOS AMOURS REMPLACENT LEURS GUERRES

 

J’ai tant de poèmes à vivre

Tant de chansons à partager

Et je dois lire tant de livres

Et cultiver mon potager

Et tous deux nous devons encore

Nous promener dans les Abruzzes

Admirer le temple d’Angkor

Et que nos jours lentement s’usent

M’embêtez pas avec la fin du monde / J’ai des choses à faire / Je n’ai pas une seconde /

Alors repoussez la der des ders / La comète est à éloigner / Les volcans éteignez éteignez-les / Et que nos amours remplacent leurs guerres

 

J’ai tant de tableaux dont percer

Les mystères et les secrets

J’ai tant de films à traverser

Je dois connaître de plus près

Tous ceux qui étonnent ma vie

Qui sont merveilles font merveilles

Pour qui demain et aujourd’hui

Refont la Terre et ses soleils

M’embêtez pas avec la fin du monde / J’ai des choses à faire / Je n’ai pas une seconde /

Alors repoussez la der des ders / La comète est à éloigner / Les volcans éteignez éteignez-les / Et que nos amours remplacent leurs guerres

 

J’ai tant de débuts et de fins

A savoir rimes et romans

Et tant d’autres commencements

Pour des paris et des parfums

Vous me direz la terre brûle

Et vous n’aidez pas ses pompiers

Mais qui de nous est dans sa bulle

Faisant des jours les oubliés ?

M’embêtez pas avec la fin du monde / J’ai des choses à faire / Je n’ai pas une seconde /

Alors repoussez la der des ders / La comète est à éloigner / Les volcans éteignez éteignez-les / Et que nos amours remplacent leurs guerres

 

« Que nos amours remplacent leurs guerres » Texte t848 de Laurent Desvoux 9e chanson de l’année cote 879 546 3201 Vers (8octos +7rf)x3  Ecrit notamment dans les transports franciliens les 13 et 15 février 2012. Refrain esquissé en banlieue le 28 décembre 2011, puis dans le métro Ligne 12 le 21.1. 2012.


Ô MON ÂME

 

Tu pars dans tes protestations

Tu restes toujours avec moi

Et tu les chantes tes passions

Tous tes accords tous tes émois

Tes aigreurs et tes désaccords

Ils sont pour la face du monde

Tu tires la langue au décor

Attendant que quelqu’un réponde

Ô mon âme au fil des heures / Ô mon âme à fleur / De la peau du monde /

Dans l’éternelle ronde / Entre coups de gueule / Et coups de cœur / Tu n’es jamais seule

 

Tu jettes à cor et à cri

Tes avis d’amour et de haine

Tu susurres ou tu barris

Tes chagrins tes joies et tes peines

A chaque fois que tu reçois

L’onde d’autrui tu réagis

Alors tu donnes de la voix

Et chaque fois c’est le jour J

Ô mon âme au fil des heures / Ô mon âme à fleur / De la peau du monde /

Dans l’éternelle ronde / Entre coups de gueule / Et coups de cœur / Tu n’es jamais seule

 

Tu deviens toi-même cortège

De sensations et sentiments

Tes idées à tes sens s’agrègent

Pour des films et pour des romans

Tu pars car le monde t’appelle

Tu restes comme le temps passe

Chaque jour tu te renouvelles

Pour quelque grâce et quelque audace

Ô mon âme au fil des heures / Ô mon âme à fleur / De la peau du monde /

Dans l’éternelle ronde / Entre coups de gueule / Et coups de cœur / Tu n’es jamais seule

 

« Ô mon âme » Texte t856 de Laurent Desvoux 10e chanson de l’année cote 549 763 1802 Vers (8octos +7rf)x3  Ecrit au centre de ma ville en banlieue le mardi 21 février 2012. Peaufiné le 22. Refrain esquissé à Bourg-la-Reine le 18 janvier.

 

 


L’IMPATIENCE

 

On est taureau qui bouge

Devant le feu au rouge

On traverse la zone

De mort pour gent piétonne

On traverse la ville

En criant au secours

Parce que le temps file

On dit des mots qui courent

Peut-être parce qu’on a trop bu / De méandres / L’impatience nous est advenue /

On ne sait plus, on ne veut plus / Attendre / Quitte à vendre ses propres cendres / A ce qui fut

 

On croit que la jeunesse

Est comme un feu de paille

On croit que la vieillesse

D’un seul coup nous écaille

On imagine route

L’existence et ses jours

Des traits blancs qui nous coûtent

Lucioles tour à tour

Peut-être parce qu’on a trop bu / De méandres / L’impatience nous est advenue /

On ne sait plus, on ne veut plus / Attendre / Quitte à vendre ses propres cendres / A ce qui fut

 

Cette vie n’est pas un rapide

Laisse doucement s’écouler

Le fleuve temporel humide

Sans y couler ni s’écrouler

Etreins ce fleuve grandement

Au fil de l’eau des paysages

Vis chaque page du roman

Et poursuis-le de lentes plages

Peut-être parce qu’on a trop bu / De méandres / L’impatience nous est advenue /

On ne sait plus, on ne veut plus / Attendre / Quitte à vendre ses propres cendres / A ce qui fut

 

« L’impatience » Texte t864 de Laurent Desvoux 11e chanson de l’année cote 748 961 5302

Vers (8verspairs +7rf)x3  Ecrit en transports franciliens RER + bus transbanlieus’art le 23 février 2012. Peaufiné « alâmaison » le 24. Refrain esquissé dans le quartier du Luxembourg à Paris.

 


CE SERA BIEN MA VEINE

 

Respirer simplement

La nature alentour

Lire tous les romans

De guerres et d’amours

Et marcher dans les villes

De quartiers en surprises

Et tomber sur une île

Où nos deux cœurs devisent

Ce sera bien ma veine / Si pendant la semaine / Je n’ai souci ni peine / Comme un chat sans soleil / Comme un chat à la peine / Un chagrin dans la Seine / Dans l’eau un pince-oreilles

 

Effeuiller jours et nuits

Calendrier mural

Attraper ce qui fuit

Laisser filer le Graal

Eprouver des colères

Dans des mots qui fulminent

Et rêver à la mer

A de vertes collines

Ce sera bien ma veine / Si pendant la semaine / Je n’ai souci ni peine / Comme un chat sans soleil / Comme un chat à la peine / Un chagrin dans la Seine / Dans l’eau un pince-oreilles

 

Simplement respirer

Le temps avec l’espace

Faire pause à l’orée

Du Bois de nos audaces

Et marcher sur la Lune

Sur Mars et sur ailleurs

Y laisser les rancunes

Les regrets et les peurs

Ce sera bien ma veine / Si pendant la semaine / Je n’ai souci ni peine / Comme un chat sans soleil / Comme un chat à la peine / Un chagrin dans la Seine / Dans l’eau un pince-oreilles

 

« Ce sera bien ma veine » Texte t871 de Laurent Desvoux 12e chanson de l’année cote 745 163 9802

Vers hexas (8+7rf)x3  Ecrit en banlieue de Paris dans 2 départements les 25 et 26 février 2012. Refrain esquissé dans des rues plus un bus transbanlieus’art le 29 janvier.